Préparation et visualisation mentale en bobsleigh

Il y a pire que la défaite...

En sport, la défaite est monnaie courante... même pour les plus grands champions.

Roger Federer, Mohamed Ali, Bernard Hinault, Michael Schumacher... Autant de sportifs qui ont marqué leur époque. Même si leurs victoires sont nombreuses et ont marqué des générations de spectateurs, ils ont aussi connu de grandes défaites...

Federer contre Nadal... Ali contre Foreman... Hinault contre Fignon... Schumacher contre Alonso...
Comme nous tous, ces champions avaient horreur de la défaite. Mais, qui aime ça ? Même si nos actes ne sont pas retransmis à la télévision devant des millions de téléspectateurs, l'échec nous touche à plein de niveaux : 
  • Estime de soi,
  • Confiance en nos capacités,
  • Période de découragement,
  • Perte de motivation,
  • Manque de concentration,
  • Difficulté d'atteindre les objectifs prévus
  • ...
ali frazier
“Il n'y a qu'une réponse à la défaite, et c'est la victoire.” 
Winston CHURCHILL
Normalement, on se relève toujours après une défaite. Cela prend plus ou moins de temps, c'est dur et ça fait mal. 

Mais, la plupart des gens trouve les ressources nécessaires pour repartir de l'avant, se fixer de nouveaux objectifs et faire d'une défaite une expérience qui nous permet de construire un meilleur futur.

Une fois le stade du découragement dépassé, l'échec est alors ressenti comme une étape nécessaire à la compréhension des moyens à mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs que l'on s'étaient fixés. 

A terme, on loue même la défaite comme un "déclencheur", sans qui la réussite n'aurait pas été possible. 

Qu'est ce qui est pire que la défaite ?

«Si j’avais continué avec Philippe LUCAS jusqu’à Pékin, j’en suis persuadée, j’aurais été plusieurs fois championne olympique». 
Laure Manaudou
Même si elle fait parfois extrêmement mal, il y a pire que la défaite... Ce sont les regrets

 Perdre en sachant qu'on aurait pu gagner si on avait fait tout ce qu'il fallait... Tout, mais pas ça !!!

Nous avons tous eu à vivre une situation ou, après un résultat, on se dit :

"Si j'avais fait ça...", "Si je m'étais mieux préparé...". "Si je n'avais pas négligé ce point..."

Ce genre de discours interne s'applique aussi bien à un sportif qui vient de rater un championnat qu'à un commercial qui n'obtient pas un contrat. Quelque soit votre sport ou votre domaine professionnel, ces monologues doivent vous parler.

En tant que coach et manager, j'ai donc toujours essayé d'inculquer cette volonté de donner le maximum. Je parle de dépassement de soi, de prise de conscience de ses propres talents, capacités et des moyens de les développer. Il n'est pas question de triche, que ce soit du dopage, des pots de vin, du vol ou je ne sais quoi d'autre. 
Certaines défaites sont beaucoup plus acceptables que des victoires achetées.
Le but est bien d'être au maximum de ces capacités lorsque le moment est venu. Parfois, ce maximum n'est pas suffisant pour gagner

Mais, si au jour J, vous savez que :
  • Votre préparation a été la meilleure possible,
  • Vos actions ont mobilisé toutes vos capacités physiques et mentales, 
  • Vous avez lutté jusqu'à la dernière seconde.
Alors vous pouvez être fier de votre résultat, quel qu'il soit, et ne pas avoir de regrets. 

Ce sentiment permet de voir l'échec comme quelque chose de passager et non pas comme une finalité. Cela devient une expérience qui nous permet d'apprendre et de devenir meilleur.

Et vous, qu'en pensez-vous ? N'hésitez pas à réagir grâce aux commentaires.
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